Nous voila de retour apres plusieurs jours loin d'Oulan Bator et j'ai pleins de choses a raconter. J'espere que vous avez du temps car je vais vous pondre leplus gros pave de l'histoire de ce blog. Desole par avance pour toute les fautes d'orthographe, de conjugaison, etc... c'est pas facile sur ces pc et je n'ai pas le courage d'aller verifier l'orthographe des noms de villes. C'est une honte je le sais.
Commencons par le commencement. Tout d'abord, avant de partir pour le Khovsgol, nous voulons faire notre demande de visas pour la Chine. Nous nous rendons donc a l'ambassade ou nous decouvrons que les chinois ne travaillent que les lundi, mercredi et vendredi de 9h a 12h... et nous sommes le jeudi 10... Pas grave nous occuppons notre journee a faire quelques courses. Une carte du lac achetee au Map shop d'Oulan Bator, et une cartouche de gaz pour le rechaud dans un magasin d'outdoor. Nous revenons donc le vendredi 11 a 8h45 et il y a deja quelques personnes qui patientent, dont un Suisse, Alain, qui loge dans la meme auberge que nous. Mais heureusement ca va plutot vite, nous deposons donc nos passeports et nous retournons a l'auberge prendre nos sacs, decidement bien lourds, pour nous rendre a la station de bus.
Nous trouvons rapidement un bus qui part pour Moron, ville situee a 90 - 100 km au sud du lac. Prix du voyage 29 000 T (autour de 15 euros), 18h de route pour 650 km. Le bus part vers 16h et il n'est que midi. Nous patientons donc dans le bus car nous n'avons pas vraiment envie de nous eloigner de nos sacs. Romain fait des parties d'echecs avec 2 passagers. Decidement les Mongoles savent tous jouer aux echecs et Romain perd quelques parties. Le bus se remplit petit a petit mais nous sommes bien installes, contrairement a nos sacs compresses sous les sieges. Nous voyons 2 touristes se ramener vers le bus, et nous reconnaissons l'un d'eux.
Il s'agit de John, un Belge, que nous avons croise a Irkoutsk en coup de vent lorsque nous partions pour notre rando de 6 jours. A l'epoque, en le voyant debarquer avec son skate, il m'avait fait une drole d'impression. Mais c'est un type sympa, amateur de photo qui a fait un voyage et des rencontres tres interessantes. Son pote Manu l'a rejoint pour 3 semaines en Mongolie et ils veulent aller vers le Khovsgol afin de randonner et aller a la rencontre des nomades de cette region. Ils prennent donc le bus avec nous.
Arrive l'heure du depart. Je me dis que pour le moment nous sommes bien installes... tu reves nico... 5 minutes plus tard alors que le bus est quand meme bien rempli, il s'arrete et il prend des passagers. Le bus finit rempli, des gens assis sur des paquets partout ou il y a de l'espace. Le voyage est long, tres long ... Romain avec son metre 87 a plus de mal que moi car il n'a pas de place pour ses jambes. Les heures s'ecoulent et il n'y a rien a faire si ce n'est attendre et essayer de dormir... Certains sont vraiment installes comme du betail, les uns sur les autres. Je ne sais comment ils font pour rester aussi calmes ...
Nous arrivons enfin le 12 avril vers 15 ou 16h je crois. Courbatures et fatigues mais en vie! John aimerait voir un type du coin afin d'avoir quelques renseignements sur son projet. Nous ne trouverons pas le gars et apres un dejeuner bien merite nous repartons pou 3h de voiture jusqu'a Atghal, point de depart de la rando. La piste est une fois de plus pourrie et le type detruit completement sa caisse, mais ca c'est son probleme. Il creve 2 fois mais nous arrivons finalement a destination. Nous allons loger pour une nuit a la Sunway guesthouse, situee au nord de la ville. Nous dormons sous ger. Une nuit, diner, petit dejeuner : 8000 T, soit environ 4.50 euros, c'est pas cher.
Le 13 avril, apres avoir fait des courses, nous partons. Comme nous n'avons rien laisse a l'auberge n'ayant pas de plans precis apres la rando, nos sacs sont tres tres lourds avec la nourriture en plus. John a eu la bonne idee de laisser des affaires la ou il logeait a Oulan Bator, dont son skate. Je regrette de ne pas avoir fait pareil... Le sac doit peser dans les 20kg, le debut est dur. Plus legers, John et Manu partent devant. Nous les rattrapons lors d'une pause et ils nous repassent devant lors de notre pause dejeuner le long du lac au cours du quel nous rencontrons un jeune mongole de 13 ans qui va garder des yacs. Nous lui offrons du the et du chocolat . Apres ca nous ne verrons plus nos amis Belges. J'espere que vous avez fait bonne route les gars! Si vous tombez sur ce blog, donnez des nouvelles.
Concernant la rando, nous voulons remonter 3 jours durant la rive ouest puis bifurquer vers l'ouest dans les montagnes.
Le lac etant gele, nous marchons dessus pendant la premiere journee et un peu pendant la deuxieme. Tout se deroule parfaitement bien, Romain est le maitre du montage de la tente, quant a moi je suis celui du feu. Mauvaise surprise le matin du 2eme jour, les soupes que nous avons achete sont degueulasses. On dirait de l'eau de mer, c'est inmangeable meme en se forcant. Nous voila avec une dizaine de soupes inutiles sur les bras ... enfin je dis inutiles mais nous nous en servons pour saler nos pates et notre riz... Conclusion, on va manquer de nourriture c'est sur. Mais nous continuons notre rando, les paysages sont sublimes, le temps aussi. Nous nous arretons deux fois dans des camps touristique pour essayer d'acheter a manger mais les prix sont exageres. Une premiere fois ils demandent 20 000 T pour un repas, ce qui me met plutot en colere car c'est se foutre de notre gueule. En ville nous payons ce prix mais pour un restaurant de tres bonne qualite. Une deuxieme fois une vieille dame nous demande 1000 T pour un peu de the, nous lui en laissons 500 et partons sans chercher a lui acheter quoi que ce soit. Le lendemain nous sommes bien forces d'acheter a manger car le pain commence a bien diminuer. Nous continuons a marcher.
Les differentes rivieres se jetant dans le lac que nous avons croisees pour le moment sont seches. Un peu embetant si il faut bifurquer vers l'ouest. A midi, nous sommes a notre 3eme jour de marche, nous nous retrouvons devant la riviere ou je souhaite prendre la direction des montagnes. Elle est a sec elle aussi, mais je suis persuade que plus loin vers l'interieur il doit bien y avoir un peu d'eau gelee ou de la neige car je peux voir un sommet legerement enneige a quelques kilometres. En plus l'ombre des montagnes a bien du permettre a quelques parcelles de neiges de survivre. Romain decide de me faire confiance et nous marchons donc dans le lit de la riviere. Apres 1 ou 2 heures de marche nous trouvons enfin de l'eau. La riviere est pleine mais gelee sur certaine portions. C'est bon nous pouvons continuer! J'adore le paysage sauvage qui s'offre a nous. Nous marchons soit dans le lit de la riviere soit sur la berge. Mais tres vite la berge ne devient plus qu'une pente sur laquelle marcher est impossible. Nous marchons donc uniquement dans le lit de la riviere et assez souvent sur l'eau gelee. Nous ne voyons aucune autre route, peut etre y a t'il un sentier qui serpente a travers les montagnes mais nous ne le voyons pas et il n'est pas sur ma carte.
Le soir nous nous retrouvons a 2035m d'altitudes, au pied d'une barriere rocheuse. J'oublie de dire que le lac se situe a 1635m d'altitude. La marche dans le lit de la riviere est difficile, nos sacs lourds et le manque de nourriture sont un probleme. Il est plus prudent de faire demi tour le lendemain bien que j'hesite a continuer seul par les montagnes. Le lendemain la decision est finalement prise de faire demi tour, sage decision lorsque le 19, le lendemain de la fin de notre rando nous voyons le temps changer (mais j'avais verifie la meteo avant de partir et c'etait annonce). Malgre l'altitude et le vent, nous avons passe une bonne nuit et nous avons pu cuisiner en faisant un feu une fois de plus. Le chemin retour s'avere aussi dur que l'aller, meme un peu plus car les passages sur les portions gelees de la riviere sont assez casse gueule en descente. Mais apres une dure journee de marche, nous voici de retour au pieds du lac ou les conditions sont plus faciles.
Entre temps nous croisons un jeune cavalier Mongole avec qui nous partageons eau et chocolat. Il nous invite a le suivre jusqu'a son camp ou nous buvons du the et mangeons du pain et des gateaux. Ils ne demandent rien en echange, cela fait plaisir. Malheureusement nous n'avons rien a donner, je regrette de ne pas avoir achete de petite voiture pour les gamins. Je laisse un paquet de chewingum et Romain un briquet/lampe. Apres ca nous reprenons notre route pour une 30 aine de minutes avant de monter le camp. La nourriture a bien diminuer et nous nous rationnons.
Nous sommes le 4eme jour et sur le chemin du retour. A 14h, heure a laquelle nous nous arretons pour manger, nous croisons un des Mongoles du camp de la veille. C'est un jeune type muet et tres souriant. Malgre notre peu de nourriture nous partageons notre dejeuner, deja juste pour deux, en trois. Heureusement vers 18h nous croisons un autre camp qui se montre genereux avec nous. Du the, du pain, du poisson seche. Cette pause nous redonne un peu d'entrain.
Le 5eme jour nous marchons a travers la foret qui longe la berge. Romain veut tenter de marcher sur la glace mais je la trouve trop glissante et le type souriant d'hier nous a fait comprendre qu'il fallait faire attention car elle devient cassante. Comme nous n'empruntons pas exactement le meme chemin qu'a l'aller le retour est sympathique et nous admirons le paysage sous un angle different. Nous profitons d'un camp touristique (il y en a pas mal sur le debut de la rive ouest du lac) pour acheter du pain et des gateaux car nous n'avons plus vraiment le choix. Nous plantons la tente dans un espace degage et plat qui offre une vue superbe.
Arrive le 6eme jour. Le fameux 6eme jour, aussi appelee journee du Chenu. Rassurez vous il y aura aussi une nuit du Feneyrol un peu plus tard. Revenons donc pour le moment a cette fameuse 6eme journee. Tout commence bien, nous continuons a marcher sur un sentier a travers la foret. Petit a petit la pente devient plus forte et le sentier assez casse gueule avec ses arbres qui vous barrent la route. Romain et moi decidons d'essayer de rejoindre la glace au meme moment. Romain qui etait derriere moi descend en premier mais la pente est casse gueule et herbes et rochers se detachent facilement, n'offrant aucune prise. Apres un leger derapage il se retrouve sur les fesses et me dit que descendre avec le sac est tres difficile. Je decide donc de sortir la corde que j'ai dans le mien, l'accroche a un arbre et lui envoit pour qu'il puisse y attacher son sac, ce qu'il fait. Tres bonne idee puisque quelques secondes plus tard il reglisse et tombe 1m20 plus bas, stoppe par son sac bloque par la corde. La chute parait bien faible car 1m20 ce n'est pas tres haut mais cela a suffit a bien lui egratigner les bras car les rochers sont coupants et se detachent tres facilement. Et sans son sac pour l'arreter il aurait continuer sa chute jusque sur la glace. On a frole la catastrophe il faut bien le dire. Le temps qu'il reprenne ses esprits et verifie que rien n'est casse je stress un peu car je le vois assis, ne bougeant pas avec sa capuche sur la tete. Il me repond enfin, un peu choque mais rien de grave. Il me dit que plus bas il ne doit y avoir qu'un metre entre la bege et la glace et qu'il semble possible de descendre dessus. Je descends donc mon sac avec la corde, puis je descends a mon tour en m'aidant de celle-ci. J'ai creve mon tapis de sol lors de la descente mais pas grave nous ne devons pas passer la nuit dehors. Je prends la corde, enfin je dis corde depuis le debut mais c'est plus de la cordelette heureusement tres resistante, que Romain a dans son sac, plus la sangle de mon tapis de sol afn d'avoir assez de longueur pour atteindre le bord de la berge. Je verifie. Il y a plus d'un metre, c'est casse gueule et je n'ai pas assez de longueur pour nous assurer cette descente. Romain n'est pas chaud pour saute sur de la glace, moi non plus d'ailleurs. Je remonte donc la pente avec mon sac sur le dos, assez difficilement, puis je remonte le sac de Romain avec la corde. Romain remonte enfin a son tour. On peut s'occupper de nettoyer ses blessures par chance superficielles. Plus de peur que de mal.
Mais sa journee ne s'arrete pas la... Nous avons perdu 2 heures avec cette mesaventure et il reste de la route avant d'arriver a Athgal. Nous continuons donc apres avoir grignotte un truc. Romain un peu saoule par cet episode marche tete baissee, avec sa capuche sur la tete car le soleil lui a brule les oreilles. Ce qui fait qu'en travesant un camp touristique ferme, il ne voit pas un panneau sens interdit un peu penche. En meme temps qui s'attendrait a voir un panneau sens interdit au milieu d un camp traverse pas une petite piste. Ca ne rate pas il se cogne la tete dessus avec un joli bruit qui me fait marrer. Le panneau est plutot coupant, heureusement il ne saigne pas.... ah bah si il se met a saigner. Comme toute blessure a la tete ca saigne beaucoup et il faut quelques minutes pour stoppe ca. La coupure n'a pas l'air trop grave par contre Romain en a vraiment marre. Il a du sang seche sur une partie de la gueule et il reste encore 6 ou 7 km.
Nous arrivons enfin a la guesthouse en ayant quasiment rien mange de la journee. Impossible de trouver un 4x4 pour nous ramener sur Moron, il n'y a personne a la guesthouse et il ne fait plus tres chaud. Un voisin tenant une guesthouse voisine et ouverte uniquement en ete se pointe et appelle la responsable de la Sunway guesthouse. Apres plusieurs minutes d'attente, nous voici enfin au chaud bien que nous aurions prefere etre a Moron et prendre une douche.
Moron, nous y arrivons le lendemain, le 19 avril. Nous avons bien fait d'arreter notre rando la veille car il neige et la temperature a bien baissee! Dans la serie galere, ca continue. Les douches des guesthouses ne marchent pas, il n'y aucun car, mini van, jeep qui partent pour Oulan Bator aujourd'hui. Nous voici obliges de passer une nuit dans cete ville poussiereuse ou il n'y a rien a faire.
Car Moron est une ville moche, tres tres poussiereuse sachant qu il n y a que des chemins de terres. Les habitations sont des petites bicoques en bois, avec parfois une ger devant, separees les unes des autres par des palissades en bois. Pas de noms de rues apparents, des numeros parfois, mais incomprehensible pour un novice, des chiens errants, bref c'est bien paume. Et cette ville fait dans les 30 000 habitants si je ne me trompe pas.
Atghal est "construite" sur le meme schema mais en bien plus petit.
Nous decidons de tenter le stop. Et comme toute ville paumee, il n y a pas beaucoup de voitures qui passent sur la route principale, seule route bitumee de la ville. Au bout d'1h30 nous decidons de laisser tomber. C'est a ce moment qu'un type, taxi a Oulan Bator, s'arrete. Il retourne sur la capitale, ils sont a deux voitures. Pour un prix un peu exhorbitants nous decidons de monter dans sa voiture. Le froid et la fatigue on fait que nous n'avons pas trop cherche a negocier. Nous sommes trois a l'arriere, les sacs sont sur le toit et il y a une chevre dans le coffre et son petit dans les bras d'une grand mere a l'avant. La route, enfin la piste, est merdique mais nous ne sommes pas trop trop mal installes. Il se met a neiger assez fort lorsque nous quittons la ville.
Nous arrivons a la nuit tombee dans un camp de ger quelque par dans les montagnes. Certainement pour y deposer la vieille avec ses chevres me dis-je. Genial on va avoir de la place! Mais le chauffeur nous fait comprendre qu'il y a trop de neige pour reprendre la route. Nous passons donc la nuit dans ce camp, dans une ambiance tres sympa il faut le dire. Romain joue aux echecs mais perd, ca joue aux dominos mais pas comme chez nous, ca rigole, ca s'amuse avec la camera, l'appareil photo. Soiree sympa.
Le lendemain avant de partir le chauffeur change un pneu qui est a plat. Ca c'est la premiere mauvaise surprise, la deuxieme etant qu'on ne repart qu'a une voiture et que deux personnes de la seconde voiture viennent avec nous. Nous sommes 4 a l'arriere, tres tres mal assis c'est un enfer. Mais notre galere n'est pas finie! La voiture avance tres tres lentement sur la piste et un pneu se dechire! On va dire qu'on a un peu de chance car il y a un bled pas trop loin. Hors de question d'attendre qu'ils reparent et de continuer la route dans ces conditions. Un mini van s'apprete a partir pour Moron, nous grimpons dedans et 1h30 plus tard nous revoici a Moron presque soulages d'etre de retour dans cette ville.
Nous trouvons un mini van qui doit partir pour 14h pour Oulan Bator. 25 000 T, c'est le prix, on achete! Ces minis vans dont je parle sont les memes vehicules touts terrains que celui que nous avions sur le lac Baikal. Nous partons enfin ... a 18h... Les Mongoles n'ont vraiment aucune notion de temps et une organisation completement merdique il faut bien le reconnaitre! Vas y que je fais 3000 tours dans la ville pour recuperer des gens, que je te les redepose plus loin pour revenir les chercher plus tard ... Si vous prenez les transports publics il faut etre patient car ils sont toujours a discuter de je ne sais quoi. Ca devient vite tres enervant.
Nous sommes le 20 avril et nous partons enfin! Et la ca va etre La nuit du Feneyrol. Dans un mini van comme celui-ci nous esperons avoir un peu plus de place et ne pas etre entasses comme du betail. Erreur mon cher Nico. Me voila mal assis tout au fond, pas de place pour mes jambes. Ces vehicules vont bien plus vite que les mini bus mais on ressent aussi bien plus la piste completement foutue qui traverse les montagnes. Ca secoue dans tous les sens et on decolle souvent de son siege. On peut dire qu'a ce moment ce n'est pas la grande forme pour moi mais ca peut aller. Non la ou tout bascule c'est quand lors d'une pause dans un bled au milieu de nulle part je decide de manger des pates dans un petit restaurant. Romain me le deconseille mais j'ai faim. Nous reprenons la route et assez vite je sens que quelque chose ne va pas. Estomac completement en vrac, envie d'aller aux toilettes pour la grosse comission, bref ca me semble mal barre... Je profite d'un pneu qui creve pour foncer dans la steppe tel un chien de prairie pourchasse par un aigle ... Au passage je reveil un peu tout le monde car pour sortir je n'ai pas le choix. Et que revoila qui ne m'avait pas manque? Mon amie la diarhee. Le trajet reprend, je me sens vraiment mal, et je commence a avoir la nausee. Une pause arrive enfin dans un bled encore paume au milieu de la nuit. Je recourre hors du vehicule et petite variante, je vomis. La je suis vraiment vrament mal. Il reste encore une dizaine d'heures de piste chaotique et je vis un enfer. Malade a en crever je passe toute la pause entre les toilettes, un restaurant dans lequel je me mets au chaud et la rue dans laquelle je vomis. Je tremble tellement j'ai froid, meme dans le restaurant. Je suis tente de rester passer la nuit dans ce bled, mais ca risque d'etre impossible de repartir par la suite! Je me fais donc vomir autant que je peux avant de remonter dans le van (amis lecteurs, je sais que vous aimes ce genre de detail). Je trouve une position dans laquelle ma souffrance est supportable. Avec l'estomac completement vide je reussi a tenir jusqu'a Oulan Bator.
Bien sur UB guesthouse est complet et nous devons trouver une autre auberge. Le Golden Gobi a 2 min a encore de place, je me pose enfin. On peu enfin se prendre une douche apres une dizaine de jours. Ca fait du bien, nous allons manger. Je mange peu car je suis toujours malade mais au moins je ne suis plus dans ce mini van et j'ai survecu a cette nuit qui a ete l'une des plus dure de ma vie!
Desoles pour tous ces details un peu degueulasses mais c'est ca qui rend le voyage un peu plus amusant a suivre apres tout!
Nous sommes le 22 avril, nous allons nous reposer jusqu'au 23, jour ou nous devons recuperer nos visas, avant de partir pour Pekin. Toujours un peu malade, je me soigne! Je croise les doigts.